Buteur face à son ancien club samedi dernier, Fousseni Diawara n'a toutefois pu s'opposer aux coups de boutoir stéphanois lors de la rencontre ASSE-Ajaccio (3-1). Lors d'un entretien accordé au Progrès ce mardi, le défenseur aura avant tout retenu les retrouvailles avec un club qui l'aura marqué à vie...
Du jeu et de la technique en mouvement
Comme à Nice le week-end précédent, l'équipe de Christophe Galtier a profité des maladresses défensives de ses adversaires pour terminer la rencontre en supériorité numérique. De Ruffier à Sinama-Pongolle, les Foréziens version 2011/2012 ont pourtant fière allure à en croire celui que coéquipiers et supporters surnomment affectueusement Fouss: "Avant la rencontre, j’avais entendu dire que les gens n’étaient pas satisfaits des prestations de l’ASSE, que l’équipe actuelle était peut-être l’une des plus faibles depuis la montée. Moi, je les ai trouvés très mobiles devant. Sur les côtés, c’est technique avec Aubameyang, Gradel, Nicolita. Ça va très vite. En début de match, les attaquants se trouvaient bien, ça partait dans tous les sens. Il y avait des une-deux. Les milieux de terrain, à commencer par Clément, récupéraient très haut le ballon. Dans l’entre-jeu, Lemoine fait preuve de clairvoyance. Sinama-Pongolle, un très bon joueur, a retrouvé le chemin des filets. Gradel, qui ne jouait pas beaucoup, a dû engranger pas mal de confiance contre nous. Je crois aussi en Kitambala qui est un footballeur talentueux. Il lui suffit d’un déclic".
L'Europe en ligne de mire?
Malgré un 8ème de finale de Coupe de l'UEFA lors de la saison 2008/2009, le club dix titré à dix reprises navigue en eaux troubles depuis trente ans et peine à retrouver son lustre. Le défenseur de l'ACA croit pourtant aux chances des Verts de refaire parler d'eux dans un avenir proche: "Il serait tout à fait normal que les Verts finissent la saison dans la première moitié de tableau. Ils ont l’effectif pour y parvenir. Ils peuvent même viser la sixième place, celle-ci pourrait être européenne en fin de saison.".
Le Chaudron à coeur
S'il ne fut qu'un simple joueur de devoir durant ses années vertes, Diawara n'a toutefois pas oublié le temps où il dévalait son couloir droit avec le vent dans le dos, poussé par les supporters stéphanois. "Cette tribune en travaux, ça fait un grand vide (...) Cela ne m’étonne pas qu’ils aient plus de mal cette saison à domicile. Reste que certains de mes coéquipiers ont été impressionnés par l’ambiance. Je leur ai dit que ce n’était rien du tout comparé à avant. S’ils ont la chance de pouvoir revenir un jour à Geoffroy-Guichard, ils verront la différence." a expliqué le Malien, ajoutant que l'émotion l'avait submergé au coup de sifflet final: "À la fin de la rencontre samedi, j’ai eu la mauvaise idée de me dire que c’était la dernière fois que je jouais dans ce stade. Cela m’a rendu fou, j’ai même fondu en larmes dans le vestiaire. J’espère vraiment qu’un jour je rejouerai à Geoffroy-Guichard. Je vais tout faire pour "...
Formé au Red Star Diawara a porté le maillot de l'ASSE de 2000 à 2003, puis de 2004 à 2008, pour 137 matchs et 4 buts.
Posté par Olivier Dris - le 25/05/12 à 01:23
Posté par Olivier Dris - le 25/05/12 à 00:08
Posté par Olivier Dris - le 24/05/12 à 21:45
Posté par Olivier Dris - le 24/05/12 à 19:42