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De Tavernost part en guerre contre QSI!

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par Olivier Dris - le 18/01/2012 à 02:33

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A la tête de Girondins encore convalescents et minés par la récurrence des erreurs de casting, Nicolas de Tavernost a fait part de ses inquiétudes concernant l’arrivée des pétro-dollars en Ligue 1. Une intervention qui arrive comme un cheveu sur la soupe et se confondant dans l'incohérence...Explication.

Bordeaux-De Tavernost

La complainte de De Tavernost

 

Pas un jour ne passe sans que le PSG truste la "une" des médias depuis un bon semestre, depuis l'arrivée retentissante des multimilliardaires qataris. De la prise de fonction de Leonardo à la signature de Carlo Ancelotti, en passant par le transfert record de Javier Pastore, le club francilien ne laisse pas indifférent. Jalousie, admiration, envie, inquiétude, le "Qatar St-Germain" fait quoi qu'il arrive réagir. Interrogé par le quotidien Le Monde, Nicolas de Tavernost a alors livré une analyse très tranchée de la nouvelle donne dans la capitale, et par voie de conséquence au sein de la Ligue 1: "Le statut de Paris était anormal, le club n'avait pas toujours été bien géré. Il fallait mettre du pétrole dans la machine, si j'ose dire. Mais le rachat du PSG est une mauvaise affaire pour les autres grands clubs français parce qu'il leur enlève toute rationalité économique. Par exemple, tous les efforts de Lyon pour être le numéro un du foot français deviennent obsolètes. Les clubs français risquent se devenir la proie des propriétaires étrangers. Ce n'est pas très réjouissant. C'est pour cela que l'on veut s'affranchir de cette situation.[...] Nous demandons qu'il y ait des règles pour rétablir une compétition équitable, sinon le championnat de France sera fortement déstabilisé.".

 

Une analyse pas forcément dénuée de bon sens, si tant est qu'elle provenait de Messieurs Rousselot ou Bourgoin, ou de n'importe quel autre club de Ligue 1 gérant son club avec des ambitions modestes, et semant le trouble les années de grand crû en haut de tableau. Avec l'arrivée de plusieurs puissants investisseurs, ces clubs-là, gérés en "bon père de famille" n'auraient alors effectivement plus aucune chance de s'offrir une place au soleil. Problème, l'auteur de cette complainte, Nicolas de Tavernost n'a rien d'un bisounours découvrant le capitalisme. Il est tout simplement le président du directoire de M6, la chaîne généraliste au chiffre d'affaire dépassant les 1,3 milliards d'euros, et qui est en mesure de lui fournir un revenu annuel de 3ME, excusez du peu.

 

NDT sort la boite à excuses à l'avance

 

D'aucun vous diront que M6 est loin d'avoir les moyens de QSi, mais la chaîne n'a jamais fait du FCGB sa priorité, même à l'heure où le club aurait dû être définitivement pérennisé après le titre de champion de 2009. QSI ou pas, Bordeaux s'est mis tout seul dans le pétrin et a vu le fossé se creuser en quelques mois seulement avec les locomotives du championnat de ces dernières saisons (Lyon, Marseille, ou Lille). Maazou, Modeste, André, la liste des erreurs de casting serait tellement longue et fastidieuse, alors que dans le même temps Montpellier (sans qataris) allait dénicher Giroud, et que le LOSC vient de s'offrir Nolan Roux ces dernières heures. On peut même pousser le bouchon encore plus loin en se souvenant que Kévin Gameiro a longtemps été pressenti en Gironde avant de rejoindre la capitale, faute de garanties suffisantes, de force de persuasion de ses interlocuteurs, faute d'avoir senti une certaine sérénité et cohérence dans le club...Nicolas de Tavernost a en tous cas prévenu à demi-mots que si les Marines et Blancs n’étaient plus en mesure de retrouver les sommets dans un futur proche, l'arrivée des pétro-dolalrs y serait pour beaucoup...Oui, la voie de la facilité pour expliquer que Bordeaux est rentré dans le rang et végète dans le ventre mou aux côtés de Lorient, d'Evian, ou de Brest, après avoir frisé la correctionnelle en début de saison.

 

Des nouvelles règles...c'est-à-dire?

 

Le président aquitain réclame d'ailleurs des "règles" pour une "compétition équitable" sans vraiment aller plus loin et creuser un peu plus son idée...Plafonner les montant des transferts? Créer un système de handicaps au delà d'un seuil de points atteint? Les règles existent déjà, la fameuse DNCG qui fait trembler les dirigeants français à chaque inter-saison, celle qui peut décider de vie ou de mort sur un club professionnel. Et dans ce domaine, QSI ne se mettra probablement jamais en faux avec la DNCG puisque disposant d'un compte en banque no-limit...Bref, difficile de saisir l’explication nébuleuse du dirigeant et les règles dont devrait s'affranchir le PSG.

 

M6 n'a plus besoin des Girondins

 

Enfin concernant la crainte des investisseurs étrangers tant redoutés, le patron bordelais ne fait pas dans l'originalité, au détail près que M6 souffle continuellement le chaud et le froid à propos de son joujou, qui devient vite un fardeau lorsque Tigana claque la porte, ou lorsque Maazou crache son venin sur le maillot au scapulaire et sur ses supporters. Au moindre bruit de couloir lié à une possible vente du club, la chaine tente immédiatement d'éteindre le feu alors que le but avoué depuis une décennie est bel et bien atteint. Dans sa stratégie d'entreprise de spectacle et de média, M6 souhaitait se faire une place sur la planète foot, c'est désormais chose faite entre émissions et retransmissions de matchs. Il va sans dire que si dans les prochaines semaines, un investisseur qatari, russe, ou même moldave, chinois ou béninois, mettait quelques dizaines de millions d'euros sur la table, Nicolas de Tavernost serait le premier à refiler le bébé et l'eau du bain à un éventuel acheteur...étranger ou pas.

 

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