Cinquième et dernier représentant de l'Italie du football sur la scène européenne, Udinese s'est qualifié à son tour pour le printemps prochain. Nos voisins transalpins peuvent même se vanter d'avoir réussi un carton plein tant en Ligue des Champions qu'en Ligue Europa avec leurs cinq qualifiés toujours en lice!
L'heure n'était pas forcément à l'enthousiasme démesuré à l'annonce des qualifiés en fin de saison dernière. Le Juventus étant encore convalescente et l'AS Roma ayant raté une nouvelle fois sa saison, Naples et Udinese allaient devoir s'y coller pour défendre la Serie A sur le Vieux Continent.
La révolution tactique est en marche
Si les Frioulans avaient bon espoir de tirer leur épingle du jeu en Ligue Europa pour peu qu'il jouent la compétition à fond, concernant les Sudistes, le tirage ressemblait à un coup de massue avec le Bayern, City, et Villareal comme adversaires. Le "groupe de la mort"...surtout pour le joujou du Cheick Mansour à vrai dire. Naples a, comme on s'y attendait, profité de la furia locale à domicile pour chahuter ses adversaires à San Paolo, mais l'équipe de Mazzarri a confirmé que le "tridente" Hamsik-Lavezzi-Cavani n'avait que peu d'équivalents en Europe. Ultime désaveu pour les afficionados du célèbre Catenaccio, le Napoli et l'Udinese sont deux des rares clubs en Europe à évoluer en 3-4-3. Une sorte de grand coup de pied dans la fourmilière, payant qui plus est.
Le club du Frioul nous avait quant à lui régalé la saison dernière, et avait même soulevé les comparaisons les plus flatteuses quant à sa qualité de jeu à l'image du LOSC dans l'hexagone. Depuis, les Bianconeri se sont séparés de l'une de leurs perles, Alexis Sanchez, au terme d'un feuilleton mercato haletant, mais sans véritablement paraître affaiblis, ni renier leurs principes. Hormis l'accident face à l'Atletico (0-4), le onze de Guidolin est même devenu citadelle quasi imprenable alors qu'aux avant-postes Di Natale continue son entreprise de démolition des défenses adverses, avec 29 buts il y deux ans, 28 la saison dernière, 10 après trois mois de compétition cette fois-ci...! Avec un buteur de cette trempe, le club de Giampaolo Pozzo peut même voir loin.
Milan sans forcer
Plus rôdé aux joutes européennes, le Milan AC à quant à lui tenu son standing sans donner vraiment l'impression de forcer son talent. Viktoria Plzen et le Bate Borisov savaient de toute façon à quoi s'en tenir dans un groupe où Blaugranas et Lombards ont régné en maîtres. Du coup, les deux épouvantails ont élevé leur niveau de jeu lors des deux confrontations directes pour nous offrir deux belles empoignades, notamment à San Siro. Avec un peu plus de réussite, Milan aurait même pu créer la sensation au Camp Nou en septembre (2-2), Allegri ayant remporté son pari tactique en première période avec un Pato quasi irrésistible dans la première demi-heure. Champions en titre, les Rossoneri ont des arguments à faire-valoir dan toutes leurs lignes et devraient justifier leur statut de prétendant au dernier carré de la compétition.
L'Inter et la Lazio évitent le piège
Plus discret, le voisin intériste a fait le métier après avoir bien mal démarré avec Gasperini aux manettes. Conscient de l'erreur de casting, et conforté par le coup de massue reçu par Trabzonspor à San Siro (0-1), Moratti a alors revu sa copie, installant l'expérimenté Claudio Ranieri sur le banc. Dans un groupe sans réel fil conducteur et dont la hiérarchie mit longtemps à se dessiner, l'Inter a finalement terminé en tête, grâce notamment aux six points pris à des Lillois décidément bien naïfs, mais également au but si précieux de Zarate à Moscou en toute fin de rencontre (2-3). Pas toujours convaincants dans le jeu, les Nerazzurri peuvent toutefois s'appuyer sur des individualités toujours présentes dans les grands rendez-vous, et dont certains sont rescapés du triplé de 2010, de Sneijder à Cambiasso, sans oublier Zanetti et Lucio. La véritable interrogation aurait plutôt trait à l'identité du successeur de Samuel Eto'o devant les buts adverses. Forlan, Pazzini, Zarate, Milito, les talents ne manquent pourtant pas...
La Lazio à quant à elle revu ses prétentions à la hausse dans le secteur offensif en s'offrant la doublette de choc Klose-Cissé, servie par le manieur de ballons qu'est Hernanes. Sans offrir de folles envolées, le club romain a lui aussi tenu son rang et dominé son groupe de Ligue Europa en compagnie de l'autre favori, le Sporting Portugal. L'équipe de Reja s'est certes fait peur et peinant à se défaire de Valsui, mais avec davantage d'automatisme, la formation romaine devrait avoir une belle carte à jouer dans la compétition...
Annoncée sur le déclin ces dernières saisons, l'Italie du football semble avoir finalement pansé ses plaies, portée par un vent nouveau. Hasard du calendrier, la page des matchs truqués de 2006 (Calciopoli) s'est refermée ces dernières semaines avec les condamnations des différents protagonistes. Un nouveau départ, qui pourrait définitivement être matérialisée avec le retour au premier plan de la Juventus, leader d'un Calcio enfin ressuscité!
Posté par Olivier Dris - le 24/05/12 à 17:30
Posté par Olivier Dris - le 20/05/12 à 19:47
Posté par Olivier Dris - le 20/05/12 à 13:12
Posté par Olivier Dris - le 19/05/12 à 23:55