Rennes bouclera ce jeudi le triste calvaire des clubs français en Ligue Europa. Nos représentants font pâle figure dans la compétition, une triste habitude depuis plusieurs saisons. Malchance, inexpérience, arbitrage...Tout est bon à prendre pour justifier l'injustifiable.
Des stades flambants neufs, rénovés pour certains, une compétition internationale en point de mire cinq ans plus tard, le football français se refait une santé comme en 93, avant d'aborder la dernière ligne droite et de recevoir le grand évènement. Différence et non des moindres, si les Bleus sont au fond du trou à cette époque, nos clubs sont au zénith. L'OM soulève la coupe aux grandes oreilles, Auxerre et le PSG tombent avec les honneurs en demi-finale de la Coupe UEFA face à Dortmund et face à la Juventus.
Des exploits en trompe l'oeil
En 2011, les deux olympiques ont laissé penser le temps de deux soirées que le football français avait du cœur et se donnait les moyens de tous les exploits. Non, Marseillais et Lyonnais n'ont fait qu'éviter la banqueroute sportive et financière en Ligue des champions rattrapant leurs erreurs dans des poules de Ligue des Champions. Des groupes où ils auraient dû se qualifier bien avant la dernière journée...Paris a d'ailleurs tenté le même numéro d’illusionniste face aux Basques, et a voulu faire entendre à ses supporters qu'il avait fait le nécessaire, sans grand succès. L'élimination aura au moins le mérite de donner un bon alibi à Leonardo pour se séparer d'Antoine-le-coupable...
Rennes le cancre made in France
En revanche pas même l'espoir de passer par un trou de souris pour le Stade Rennais. Supérieurs intrinsèquement, Udinese et l'Atletico Madrid dominent logiquement le Groupe I, mais arracher un maigre point contre un Celtic sans génie, avouez que c'était pas prévu au programme. Mais on se fait une raison, Antonetti ressert au micro qui se tendent devant lui à chaque point presse le couplet sur l'inexpérience...Giuly était trop vieux à Paris, M'Vila est trop jeune à Rennes. Et si le problème était autre que ce clivage de générations totalement franco-français?
Sochaux, une gifle et puis c'est tout
On passera sous silence le non-match des Sochaliens en tour préliminaire, sortis sans gloire face au Metalist Kharkov, troisième d'un "petit championnat". Petit jusqu'à quand d'ailleurs? La Russie et le Portugal talonnent la France à l'indice UEFA, une presque-anomalie puisque ces deux nations répondent chaque saison bel et bien présent sur la scène continentale. Sans excuses de tirage défavorable, témoin les parcours émérites de Braga, et surtout du Sporting Portugal cette saison en Ligue Europa.
Lille l'éternel bizuth
Et Lille dans tous ça? Le prétendu successeur de l'OL durant la prochaine décennie? Après avoir fréquenté les gazons continentaux depuis une dizaine d'année et l'époque de coach Vahid, les Dogues semblent toujours aussi tendres au très haut niveau. Franck Béria s'invite même au bureau des pleurs pour avoir buté une heure et demi devant une équipe de Trabzon ennuyeuse à souhait mais solide et déterminée. Au final, pas de séance de rattrapage en Ligue Europa, et le bonnet d'âne pour un LOSC qui évolue toujours dans une enceinte de niveau Ligue 2. Oui, les Nordistes pourraient même avoir définitivement raté le coche tant cette année que l'année dernière alors que Rudi Garcia pilotait le plus bel effectif de l'histoire du club...
Faiblesses psychologiques, recruteurs, formation, les lacunes sont plus que jamais en pleine lumière car l'Europe du football se fait sans la France. Une évidence puisque il faut remonter à 35 ans pour retrouver une trace d'un tel fiasco en Ligue Europa...Une autre époque, celle où Bastia balayait tout ses opposants dans la défunte Coupe UEFA...
Posté par Olivier Dris - le 24/05/12 à 17:30
Posté par Olivier Dris - le 20/05/12 à 19:47
Posté par Olivier Dris - le 20/05/12 à 13:12
Posté par Olivier Dris - le 19/05/12 à 23:55